Le langage HTML propose un certain nombre d’éléments pour structurer du texte à l’intérieur d’un pararagraphe : <em> pour indiquer une accentuation (toujours traduite par une mise en italique), <strong> pour indiquer une accentuation forte (mise en gras) mais aussi <var> qui indique une variable informatique ou <dfn> qui permet d’indiquer la première rencontre d’un terme important. Et bien sûr, HTML ne mériterait pas son nom (Hypertext Markup Langage) s’il n’existait pas la balise <a> permettant de faire un lien vers une autre page.
Le logiciel Base de fiches n’autorise pas de saisir directement des balises HTML dans le texte (ou plutôt il ne les reconnaît pas en tant que tel) et possède son propre mécanisme de définition de la mise en forme au niveau des caractères. Ce mécanisme permet de reproduire le fonctionnement des balises HTML avec une différence notable : contrairement au HTML, il n’est pas possible d’imbriquer les différents éléments de mise en forme (en HTML on peut très bien avoir <em>italique <strong> italique + gras <a href="lien">lien</a></strong></em>). Cette impossibilité est une simplification inspirée du format XML OpenDocument, elle facilite le traitement de l’information et ne se révèle pas être un trop gros handicap à l’usage.
Pour insérer un élément de mise en forme au sein d’un texte, on commence par un crochet [ suivi d’un caractère de a à z indiquant le type de l’élément suivi d’une suite de de blocs de caractères entre crochets correspondant aux différentes informations de l’élément. Par exemple, pour indiquer un acronyme, on saisira [y[ONU][Organisation des Nations Unies]], ce qui donnera ONU. Le nombre de blocs entre crochets dépend du type d’élément. Pratiquement tous les éléments ont un moins un bloc, le bloc [texte]. Le tableau ci-après donne la la liste des éléments possibles :
| Initiale | Signification | Syntaxe | Correspondance HTML |
| a | Lien internet | [a[URL][texte][langue de l’URL]] | <a href="@ref"> |
| b | Accentuation forte (gras) | [b[texte]] raccourci : {{texte}} | <strong> |
| c | Code informatique (chasse fixe) | [c[texte]] | <code> |
| d | Définition | [d[texte][URL][langue de l’URL]] | <dfn> (<dfn><a href="@ref">@value</a></dfn>) |
| e | Accentuation (itatique) | [e[texte]] raccourci : {texte} | <em> |
| f | Lien à une autre fiche | [f[identifiant de fiche][texte][langue de l’URL]] | <a href="@ref" class="FCH"> |
| g | Note interne | [g[Réf. interne][texte]] raccourci :[>Réf. interne=texte] | <sup><a href="@ref">@value</a></sup> |
| h | Caractère en exposant | [h[texte]] | <sup> |
| i | Image | [i[source de l’image][texte][URL][langue de l’URL]] | <img src="@src" alt="@value"> (<a href="@ref"><img src="@src" alt="@value"></a>) |
| j | Caractère en indice | [j[texte]] | <sub> |
| k | Frappe au clavier (chasse fixe, gras) | [k[texte]] | <kbd> |
| l | Retour chariot | [l[]] raccourci : | <br> |
| m | Lien vers un mot-clé | [f[identifiant du mot-clé][texte][langue de l’URL]] | <a href="@ref" class="MTCL"> |
| n | Non attribué | ||
| o | Ancre de destination | [o[Réf. interne][texte]] raccourci :[#Réf. interne=texte] | <a name="@ref"/><sup> |
| p | Non attribué | ||
| s | Mise entre guillemets | [q[texte]] | <q> |
| r | Référence (document, auteur, etc) | [r[texte][URL][langue de l’URL]] | <cite> (<cite><a href="@ref">@value</a></cite>) |
| s | Affichage à l’écran (chasse fixe, gras italique) | [s[texte]] | <samp> |
| t | Abréviation | [a[texte][développé de l’abréviation]] | <abbr title="@title"> |
| u | Texte inséré | [u[texte]] | <ins> |
| v | Élément informatique (chasse fixe, italique) | [v[texte]] | <var> |
| w | Accentuation très forte (gras italique) | [w[texte]] raccourci :{{{texte}}} | <em class="STRG"> |
| x | Texte supprimé | [x[texte]] | <del> |
| y | Acronyme | [y[texte][développé de l’acronyme]] | <acronym title="@title"> |
| z | soulignement quelconque | [z[classe][texte]] | <span class="@class"> |
Tous les blocs ne sont pas obligatoires, même si l’absence du bloc texte a pour conséquence l’absence d’affichage. Cependant dans les cas particuliers décrits ci-après, un bloc texte vide permet le remplacement par un texte par défaut.
Raccourci
Pour les mises en forme les plus courantes, il existe des raccourcis indiqués dans le tableau, par exemple pour l’italique, on utilise pas le crochet mais l’accolade {italique} devient italique.
Aperçu visuel
La traduction visuelle des éléments de mise en forme indiquée dans le tableau (chasse fixe, gras, italique) est la traduction par défaut. L’administrateur d’une base de fiches peut modifier cette traduction visuelle (par exemple, faire clignoter le code informatique) ; il lui revient alors d’expliquer ses choix à ses utilisateurs.
Note : la traduction visuelle adoptée est celle par défaut des éléments HTML des navigateurs, à l’exception des éléments k v s avec des rajouts de gras et d’italique là où les navigateurs se contentent d’une chasse fixe.
Le lien vers des fiches
[f[]] permet d’insérer un lien vers une fiche de la même base. Cette possibilité est complémentaire du renvoi classique, avec la principale différence que ce lien n’est pas symétrique (la fiche vers laquelle est fait le lien ne « sait » pas qu’elle est l’objet d’un lien). Cette perte d’information est compensée par la fluidité de l’insertion dans le texte même. Le premier bloc comprend l’identifiant de la fiche suivant la même syntaxe que pour les renvois (le numéro de la fiche seule s’il s’agit d’une fiche du même corpus, (k[nom du corpus/numéro de la fiche] sinon. Il n’est pas fait de vérification de la validité de la syntaxe ou de l’existence de la fiche (contrairement aux renvois).
Si le bloc [texte] est omis, le titre de la fiche est inséré automatiquement.
Il est possible de faire une référence à une partie de la fiche en indiquent le fragement comme dans une URL classique (exemple : [f[acteur/98#renvoi]]).
(voir aussi [f[15#carac][les classes pour les éléments de caractères][fr]] )
(voir l’exemple du ficher XSLT de transformation [f[exemple/2][ ]])
Exemple de lien avec des fiches
Ce qui donne :
(voir aussi les classes pour les éléments de caractères )
(voir l’exemple du ficher XSLT de transformation _common_ficheblock.xml)
Le retour chariot
Le saut de ligne étant utilisé comme marqueur de changement de paragraphe, le retour chariot peut être utilisé pour marquer un retour à la ligne sans changement de paragraphe. Le retour chariot est surtour utile dans les zones spéciales (cellule d’un tableau, légende) dans lesquelles il n’est pas possible d’indiquer plusieurs paragaphes.
C’est par commodité que le retour chariot a été inclus dans la partie « mise en forme au niveau des caractères » puisque la définition du retour chariot n’inclut aucun texte. De fait, on utilisera la forme [%] plutôt que la forme [l[]].
L’insertion d’image
L’insertion d’image via [i[source de l’image][texte][URL][langue de l’URL]] est la seconde manière d’insérer les images dans un texte (l’autre manière étant celle de la zone spéciale). Cette méthode permet d’insérer l’image n’importe où dans le texte et de mettre des images à la suite. Elle convient bien aux petites images.
Les références internes
Les références internes permettent des renvois à l’intérieur d’une même fiche. [g[destination][libellé]] désigne un point de départ d’une référence vers la destination indiquée en argument. À l’affichage, [g[destination][libellé]] donne libellé. Le complément de cette balise est [o[nom de la destination][libellé]] qui désigne le point d’arrivée de la référence. C’est l’équivalent de la balise <a> en HTML.
Les références internes peuvent être définies à l’aide d’une syntaxe simplifiée. [>1] est équivalent à [g[1][1]] et [#2] est équivalent à [o[2][2]]. [#2!] (terminé par un point d’exclamation) est équivalent à [o[2][]] ; cette écriture permet d’obtenir un point d’arrivée invisible.
La présence d’un point d’arrivé visible au début d’un paragraphe a comme conséquence de transformer ce paragraphe en notes.
Un pour tous, tous pour un[>1]
[#1] c.f. Les Trois Mousquetaires
ce qui donne :
Un pour tous, tous pour un1
Le « soulignement quelconque »
L’intérêt du soulignement quelconque apparaît avec l’utilisation des classes pour personnaliser certaines mises en forme (voir L’attribution de classes et d’indentifiant). Sans classe, un soulignement quelconque n’a pas d’effet.
Correction typographique
Les blocs « techniques » (URL, langue, etc) ne sont évidemment pas soumis aux corrections typographiques décrites dans la fiche Normes de saisie dans les champs Texte. Les blocs de texte sont soumis aux corrections typographiques sauf pour ceux destinés à recevoir des informations techniques : k s u v x.
[k["saisie"]]
[a[http://www.exemole.fr]["test"]]
exemple de correction
ce qui donnera les résultats suivants :
"saisie"